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 Au delà du rêve

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Main Rouge

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Date d'inscription : 08/05/2013

MessageSujet: Au delà du rêve   Sam 16 Nov - 13:09

[Note : quelques liens vers des sons, des musiques, sont glissés dans le texte pour le ressac et le chant.]

Quiétude nocturne... Fraîcheur des nuits de cette saison.
La lune blafarde éclairait la crique où rougeoyait encore quelques braises. Restaient là quelques tonneaux vides, résidus de la soirée de fête à l'arrivée du navire. Ce navire, fier, était amarré dans la baie et oscillait doucement au gré de la houle dans de légers grincements des planches neuves. Héritier de la Déferlante, l'Engeance, tel serait sûrement son nom...

En cette heure tardive, la planque des pirates était plongée dans le silence, bercé par le ressac incessant contre les falaises de l'île.
Silence ?  Pas exactement. Il arrivait parfois que la torpeur de la nuit soit brisée par un étrange chant provenant des entrailles de la structure, de cette partie sombre et immergée, si froide... Même si l'événement ne durait que quelques minutes, cette soirée ne fit pas exception.

Bien plus haut dans les cabines, deux corps paisibles étaient blottis l'un contre l'autre, éclairés par la pâle lumière blafarde qui filtrait à travers les rideaux rouges.
Presque nue et recouverte en partie d'un drap, la jeune rousse était lovée contre le flanc de son forban, front contre son épaule, et dormait d'un sommeil tranquille.
Elle était bien là, heureuse petite pirate, habitée par un sentiment de bonheur mais aussi de sécurité, comme chaque jour et chaque nuit qu'elle passait aux côtés de son compagnon.

Un rêve...

~~~~

Tressaillement.
Le paysage l'entourant, tantôt calme et agréable, se distordait à présent. Les couleurs oscillaient, s'inversaient, une drôle de palette avec un ciel noir strié de vert, un sol bleu violacé, une eau rouge... Tout se tordait, l'eau montait, le sol s'arquait dans un sens, puis un autre, des structures s'élevaient... tantôt géométriques, tantôt d'allure aléatoire.
Un sentiment d'insécurité grandissant...
Des sons, comme si quelque chose frappait autour d'elle tout en restant insaisissable, invisible. Un murmure qui s'y ajoute, une plainte, un cri... Un pas en arrière. Le sol se déroba sous elle, une pente qui venait de se créer. Une chute dans les profondeurs, tout était noir alors qu'elle rencontrait le sol. Plus loin une forme s'affairait contre une paroi de roche, paroi sur laquelle on pouvait distinguer quelques lettres gravées "JE T'A", un I semblait se profiler à la suite. La silhouette affaissée contre la roche y avait les mains d’apposées et ses doigts se refermaient par accoups, grattant la pierre. Ce qu'elle avait pris plus tôt pour des chocs n'était autre que ce son répété, désagréable, dérangeant. Nouveau gémissement de la forme alors que d'un liquide rouge et poisseux commençaient à s'écouler des lettres gravées. La rousse voulait faire demi-tour, trouver une sortie mais ses pieds restaient ancrés au sol, le regard braqué sur cette scène étrange. La forme -humaine- commençait alors à gratter le mur avec plus de frénésie, ses mains devenant ensanglantées à mesure qu'elle s'arrachait les ongles, la chair, mais continuait toujours...

~~~~

Gémissement, tourmentée dans son sommeil, la jeune pirate l'était...

~~~~

Des phalanges arrachées, du sang tapissant la paroi rocheuse et se mêlant à celui gouttant toujours des lettres gravées.
Oppression.
Puis, la forme se releva. Emy tressailli, sentiment de malaise. Sentiment remplacé par la peur quand elle vit ce qu'elle avait face à elle. Une grande femme, pâle, à la longue crinière rousse... Ses orbites avaient été vidées de leurs yeux, laissant deux trous noirs, béants, ensanglantés. Du sang coulait également de ses lèvres, au même rythme qu'il coulait des lettres du message inachevé. Son double tendit une main meurtrie vers elle, puis un cri... Un cri, un vomissement, un flot continu de sang, de bile qui jaillissait sur elle alors que les lettres saignaient toujours plus, couvrant le sol de cette substance rouge, poisseuse. La pirate essayait de se protéger vainement de ce flot que la créature déversait sur elle alors que le décor se muait à nouveau, ombres dansantes sur des murs de chair et de sang qui semblaient se contracter de façon pulsatiles.
Un flash, un cri... Des visages tordus par la douleurs.
La "femme" s'était elle aussi transformée en une sorte de... vers muqueux, long, grand, se tortillant tel un serpent dans cette étrange cavité tout en continuant de déverser son fiel, son sang -Emy en avait présent jusqu'aux genoux- tout en s'enroulant lentement mais sûrement autour de la pirate.
Et sur un mur, toujours ces mots, sous forme de plaies béantes d'où le sang coulait abondamment.
Les murs se rapprochèrent, faisant considérablement monter le niveau de cette substance emplissant la pièce, mélange de bile et de sang. Incapable de bouger, elle allait se noyer !!
Le cordon de chair quand à lui continuait de serpenter, l'entraver, et arrivait à présent à hauteur de son visage. L'extrémité du vers se mua alors à nouveau en cette main pâle, osseuse, aux phalanges ensanglantées.
Elle voulu hurler... mais cette main, ce vers, s'engagèrent dans sa bouche, forçant le passage, descendant dans sa gorge.
Elle suffoquait.
Et cette main continuait sa descente, encercla son coeur, le compressa de ses doigts décharnés... tira.

~~~~

Emy se réveilla en sursaut, haletante, couverte de sueurs froides. Ses yeux affolés tombèrent alors sur ce qui se trouvait à quelques centimètres de son visage, penché en avant, une forme en suspend qui dardait sur elle un regard malsain. Cette chose qui n'était pas humaine, ni oiseau, ce visage creusé par le temps, cadavérique, monstrueux.

Un cri d'horreur résonna dans le bâtiment, brisant le silence qui s'y était installé.


Dernière édition par Main Rouge le Mar 5 Aoû - 12:56, édité 1 fois
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Ilhann Orwel

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Localisation : Loin du noir océan de l'immonde cité, vers un autre océan où la splendeur éclate.

MessageSujet: Re: Au delà du rêve   Dim 17 Nov - 11:13

La nuit, profonde et silencieuse.

Rien ne semblait perturber le sommeil dans lequel avait glissé le pirate. Là, au milieu des draps bariolés, il tenait Main Rouge fermement pressée contre son torse. Quiconque serait entré dans la cabine aurait pu alors observer le spectacle de deux corps vêtus de leur plus simple appareil, liés d’une étreinte parfaite et immuable.

Tranquillité.

Au dehors, la bise nocturne menait ses inlassables assauts et ronflait contre les cloisons de bois, leur arrachant quelques grincements diffus. La lune quant à elle déversait sa coulée d’argent au travers des hublots. Lente et diffuse, elle se mêlait au rouge des rideaux suspendus et teintait les ombres de ses tons chauds et colorés.

Paix.

Vraiment… ?

Il se sentait bien, là. Le sentiment d’être à sa place et non comme un étranger de passage, sans attache.  Pourtant, quelque chose avait semblé vouloir le maintenir éveillé un long moment avant que sa conscience ne s’évapore. Du tracas, de l’inquiétude, du tort ? Peut être simplement la récente excitation d’avoir entrainé l’Engeance sur les flots ? Cette sensation grisante de tenir à nouveau la barre et de mener un navire aux quatre vents…

Quel que soit l’objet de son trouble, il avait longtemps fixé le plafond avant de sombrer, perdu dans ses pensées.

Calme.

La pression du vent sur les planches de bois se fit plus forte et secoua de nouveau la cabine.
Un courant d’air. Froid. Glacial.

Quelque chose frémit au chevet du pirate, au sein même de son girond. Un instant, elle ébranla la quiétude de son fort intérieur, lui extirpant un vague grognement de mécontentement. Dans sa torpeur, il ne prit pas conscience du corps d’Emy qui commençait à s’agiter peu à peu, de faibles plaintes s’extirpant de ses lèvres, lui donnant de faux airs de chaton apeuré. Aussi, il allait entamer un mouvement pour se recaler confortablement lorsqu’il retentit…

Un cri. Puissant, à glacer les entrailles. Il déchira le silence et perça bien au-delà du sommeil d’Ilhann.

Frayeur.

D’un bond, il se redressa sur la couche, le cri retentissant dans un bourdonnement sourd au travers de son esprit.

Quoi !? Qui !? Pourquoi !?

Tout autant de questions qui déferlèrent et résonnèrent dans l’enceinte confuse de ses pensées. Il n’eut cependant pas le temps de se ressaisir que la réalité le percuta de plein fouet.

Emy !

Il pivota pour constater l’état de sa compagne.
Et il « La » vit.

Effroi.

« Elle » était là, dans la pièce. Ce fut pareil à un seau d’eau gelée qu’on lui aurait jeté en pleine figure. L’apparition, le spectre, le fantôme… Il flottait là au dessus de Main Rouge, étalant à la vue du pirate le spectacle cadavérique de son corps affligé par la maigreur… et la mort. Comme cela était évident il n’avait rien de physique. Il arpentait les airs tel un courant diffus duquel se décomposait la matière. Des lambeaux de chairs serpentaient tout autour de son entité et lui donnaient la vague impression de se trouver en suspend dans une salle remplie d’eau. Une salle qui sombrait peu à peu dans une atmosphère frigide et étouffante.  
Ecrasée par cette présence, Emy suffoquait, terrorisée. Ses tremblements ébranlaient tout le lit et remontaient jusqu’à Ilhann qui n’avait pas encore bougé. Aussi, il se ressaisit et amorça un mouvement pour  l’atteindre et la défaire de sa léthargie, mais il se confronta aussitôt au regard glacial du spectre. Du fond de ses deux orbites caverneuses, « Elle » le foudroya.  

Ce fut comme un flash.  
 
Ilhann eut l’impression que son âme se figeait, heurtée de l’intérieur par une présence inconvenante. Sans qu’il puisse faire quoi que ce soit, il se sentit glisser dans un trou noir. Pendant un instant, il n’y eut plus que le froid et le néant. Il la sentit, là, proche. Bien trop proche, bien trop envahissante. Encore conscient de ses gestes et de son corps, il tenta de se mouvoir… mais il fut soudain traversé par une douleur cinglante au creux de son ventre. Il voulu hurler, mais aucun son ne daigna s’échapper de ses lèvres. Dans un effort surhumain, il parvint à émerger malgré la déchirure qui croissait du fond de ses entrailles et alla pour y porter une main inquisitrice. Ce qu’il rencontra le glaça de stupeur.
Un corps solide, long, sanguinolent, qui le perçait de part en part comme un vulgaire morceau de viande.  

Son cœur manqua un battement.

Souvenir. Le décor se mua et il revécu cette scène qu’il avait longtemps écarté de sa mémoire. Immobile, il se trouvait suspendu à quelques mètres du sol, incapable d’exercer le moindre mouvement, la douleur saisissante répandue dans tout son être. Il se retrouvait là, empalé sur son propre mât, spectateur du scénario d’épouvante qui se tramait sur le pont de son bâtiment. En bas, des spectres arpentaient les planches et se rependaient dans une onde déchainée au travers des éléments, bousculant les pauvres matelots qui s’y affairaient, arrachant sur leur passage des cris et des hurlements qu’Ilhann ne pu occulter de son esprit. Curieusement, ils n’avaient d’autres formes que celle de la créature qui flottait quelques secondes plus tôt à travers la cabine. Les marins s’agitaient sous le regard du capitaine, en vain, manipulés par leurs assaillants comme de vulgaires poupées de chiffons. Leurs corps se brisaient sur le bastingage, s’écrasaient contre les poutres, se déchiraient au travers des cordages… rependant sur les bois du navire un flot continu de sang et de viscères. Un spectacle d’horreur qu’Orwel lutta pour écarter de son subconscient. Il s’acharna de tout son être pour s’extirper de ce cauchemar. Aussi, dans un élan de ferveur, il rugit comme un dément.

La vision s’effondra aussitôt.

Elle emporta tout dans son sillage. Le froid, le vertige, le malaise… et même la créature. Celle-ci se confronta aux foudres du regard du pirate et, étrangement, elle sembla déglutir. Son horrible expression se mua dans un faciès déformé par la terreur… et la confusion. Avant même qu’Ilhann n’ait pu identifier un seul de ces sentiments, elle se mit à agiter ses grandes ailes décharnées et disparu de la pièce aussi subitement qu’une ombre en plein soleil.

Le silence retomba. Le vide. L’absence.

Chaos.

Il fallut un moment au pirate pour remettre de l’ordre dans ses pensées et chasser de son esprit l’enfer de ses souvenirs. Haletant, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Ses mains tremblaient, et il éprouvait énormément de peine à retrouver son souffle. Au bord de la tétanie, il parvint toutefois à reprendre conscience de la présence d’Emy.

Inquiètude.

La rouquine s’était recroquevillée sur son flanc comme un animal apeuré, agitée de spasmes et de soubresauts. Le spectre, en quelques instants, avait brisé le masque d’assurance de la pirate, tout autant que celui d’Orwel, et avait semé un trouble sans pareil dans son sillage. Qu’était-« Elle » ? Que voulait-« Elle » ? Que ce serait-il passé si Ilhann ne s’était pas éveillé ? Pourquoi ces visions d’horreur ? Avaient-elles un sens ?
Ces questions restèrent en suspend.
Ilhann vint encercler le corps de sa comparse d’une étreinte rassurante. Le cœur encore glacé d’effroi, et profondément tourmenté par ses souvenirs, il parvint néanmoins à l’apaiser. Dans la pénombre, rien n’ébranla sa façade lorsqu’Emy releva sur lui son regard tourmenté. Calmement – en apparence – il l’attira contre lui et la berça.

Silence.

Même le vent au dehors s’était tu. Il fallu un bon moment pour que le trouble de cette nuit se dissipe. Au matin, la décision d’Ilhann était claire. Il fallait assainir la Crique. Aussi, se mettrait-il en route dés l’aube pour partir en quête des anciens « propriétaires » du site. Il lui fallait comprendre l’ampleur et la source de cette menace pour pouvoir l’écarter. Il prit le soin de rappeler celui en qui il avait déjà misé sa confiance de par le passé, et lui confia le soin de veiller sur Emy et sur l’équipage.

Dans la journée, le « bosco » se présenta aux portes de la planque. Curieux personnage à l’allure discrète et infaillible, il s’installa dans une salle reculée de la planque, à l’écart des matelots, et s’enquit de sa mission. On ne le vit que très peu en présence des marins.
« Ne recommet par l’erreur de les sous-estimer. » Avait simplement adressé le Bosco à Ilhann en croisant sa route entre l’Arche et la Crique. Sous estimer quoi ? Sous estimer qui ? Il est clair que le pirate avait visiblement perdu de sa légendaire assurance lorsqu’il laissa Main Rouge et son équipage derrière lui.
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Thae

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MessageSujet: Re: Au delà du rêve   Dim 17 Nov - 20:25

La veille de cet épisode dont Emy avait été victime,
Jessy avait été la première cible du spectre...


Sa présence ne s'était pas fait sentir le jour où les matelots fêtèrent l'arrivée de l'Engeance. Ni dans la matinée, ni dans la journée, pas plus que le soir ou pendant la nuit. Elle avait tout bonnement disparu de la Planque et des alentours, sans laisser aucune trace ni aucun mot à quiconque...
Certains des membres s'étaient d'ailleurs demandés où était passé la brune ! Mais devant la liberté de cette vie de pirate, une journée d'absence n'a pas de quoi mettre la puce à l'oreille de tout à chacun...


Ce n'est que deux jours après sa disparition qu'elle retrouva l'équipage. Elle avait croisé Orwel à l'Arche du Lion qui partait justement. Ce dernier, après avoir compris la raison pour laquelle Jessy, la seule autre femme présente au sein des Forbans, avait fuit cette nuit là, lui dit de revenir vers la capitaine. Il précisa qu'un homme venait pour se charger du problème et qu'il fallait qu'elle retourne vers Main Rouge pour "se serrer les coudes".
C'est sur ces indications qu'elle repris le chemin inverse, retournant vers l'endroit dont elle semblait si pressée de partir...

Main Rouge su de quoi il s'agit... sans avoir de détails. Elle avait compris sans avoir besoin d'en demander plus à Jessy. Elle partagea simplement son angoisse de dormir seule, maintenant que le second avait pris la route...

Ce n'est qu'au soir que la langue de Jessy se délia, derrière ce rideau rouge fermant l'accès à l'estrade du Maitre d'Equipage. Jessy s'assit sur le bureau, regardant Azmadaï qui la questionna directement, au calme et en privé, sur ce qui s'était donc passé, sur la raison qui l'avait poussé à partir sans prévenir...



"Je....cette nuit là, tu étais parti avec Fred et je me suis retrouvée seule.

Je me suis allongée sur la couche et je me suis rapidement endormie. A vrai dire, je me sentais bien, sereine ! J'ai commencé à rêver... Dans mon rêve, j'étais ici même avec toi, enlacée dans tes bras. On parlait de nos projets, on parlait de nous, de pleins de choses. C'était quelque chose de familier, de rassurant.

Puis j'ai senti comme un frisson, un coup de froid qui parcourait mon corps. J'ai regardé les murs, de l'eau suintait des planches, de plus en plus d'eau...





Musique : ♪ Prituri Se Planinata ♫

Et une force semblait m'emmener loin de toi, me tirer en arrière contre le mur *désigne alors le mur derrière la couche*. Et j'essayais de t'agripper mais c'était impossible. Je n'arrivais pas à me retenir de cette force. J'avais l'impression d'être happée, le corps enseveli sous le poids d'une montagne contre ce mur... *commençant à respirer fort et à trembler*. Et toi, tu restais là, à me regarder avec des yeux que je voudrais ne jamais avoir vu... Ce que je ressent quand je regarde tes yeux, tout s'était transformé en effroi, en haine envers moi... J'avais l'impression qu'à cet instant, tu pouvais me faire mal comme tu n'avais jamais fait mal à personne.... J'ai eu si peur *halète, se tenant les tempes*

Puis...comme si je n'avais jamais vécu, je n'arrivais plus à me voir, moi même. Je ne voyais plus mon corps ni mes mains, pourtant j'étais bien enchaînée à ce mur, à ne rien pouvoir faire... L'eau coulant des murs montait encore et toujours, comme pour me noyer, devenant un bain de sang chaud. Je paniquais, j'essayais de me libérer, de retenir ma respiration. Et c'est en levant la tête que je l'ai vu *tremblante tant et plus, le visage apeuré d'en reparler* .

La créature était là, juste au dessus de moi ! Elle me fixait avec dédain et.... et elle te tenait dans ses serres Azmadaï. Elle te tenait, mort et inerte.... Je restais à contempler ton cadavre, là, sans rien pouvoir faire.... Puis la créature me regardait à nouveau, elle cachait quelque chose avec ses ailes... je n'ai pas pu le voir. J'ai simplement entendu un enfant crier, de peur, de douleur. Un cri qui me faisait tellement mal au cœur *verse une larme en se tenant le ventre*. J'étais là sans être là, comme si ce que je venais de voir m'avait tout enlevé... C'est en ouvrant une large gueule que la créature s'est mis à vomir du sang en grande quantité....

Je me suis réveillée en sursaut et en sueur. J'ai compris que j'avais fait un cauchemars. Pourtant, je sentais quelque chose de glacial.... une chose qui me touchais.... une main...

Mais la main qui me touchais le ventre n'était ni la mienne, ni la tienne Mon Roi !
Cette sensation de froid et de mort...
Il fallait que je parte, et le plus vite possible !


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